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Astrid venait de trouver refuge sur la petite terrasse face à la mer, pour y chercher un peu de calme et de solitude. Confortablement installée sur une chaise longue, elle avait posé négligemment un gilet sur ses épaules, afin de se protéger de la douce brise qui se levait. La lumière du jour faiblissait au fur et à mesure que le vague à l‘âme  l‘envahissait. Cette tristesse était un sentiment, qui lui semblait familier, presque rassurant. Elle l’acceptait et même l’accueillait sans appréhension, comme une partie d‘elle-même, qu’il lui fallait assumer sans réserve. Dans ces moments, elle ressentait toujours le besoin de sortir pour partager son chagrin et ses soucis avec la nature environnante. Elle ne se sentait pleinement elle-même que visage au vent, humant les effluves maritimes ou forestières, laissant l’empreinte de ses pieds nus dans le sable ou dans la terre, parcourant des yeux d’immenses étendues dorées ou boisées. Lorsqu‘elle ouvrait sa conscience aux éléments, elle trouvait la sérénité et l‘énergie qui lui étaient nécessaires.

Blottie sur la chaise, la jeune femme regardait le crépuscule prendre place sur la plage. Elle aimait particulièrement cet instant, quand le jour s‘esquive lentement, mais refuse de céder place à la nuit, délicate transition entre lumière et obscurité. A cette heure, le soleil se couchait et rejoignait la mer pour une union éphémère entre l’eau et le feu. L’astre incendiaire embrasait les flots ondulants, leur donnait les teintes de l’or étincelant et de l’orange flamboyant, se confondait avec eux pour une ultime étreinte, avant de s’éteindre dans les bleus sombres de sa mouvante compagne. Immobile et rêveuse, les yeux rivés sur les reflets changeants de la mer et des cieux, Astrid ne perdait pas une miette de ce ballet improvisé.

publié dans : Au fil de mes écrits en musique... communauté : Les portes du merveilleux. ajouter un commentaire commentaires (3)   
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Commentaires

Hello Malka! quel délice que tes mots! sais-tu que je m'y sens d'autant mieux que cette Astrid pourrait s'appeler Malou! je suis d'ailleurs sûre qu'elle l'a rencontrée sur une chaise longue voisine ou plutôt assise sur les rochers avec ce vague à l'âme si présent en ce moment. Mais Astrid s'y complait et y trouve la sérénité, Malou y trouve de l'inconfort. Voilà pour la comparaison. Je vais continuer à fouiner si tu le veux bien. Bises spleen. Malou
commentaire n° : 1 posté par : Malou (site web) le: 07/09/2008 14:20:15

Merci Malou de ta visite. Astrid accepte en effet ce vague à l'âme comme partie intégrante d sa personnalité.  


réponse de : Malka (site web) le: 10/09/2008 13:08:14
quelle jolie description d'une levée de nuit... dans laquelle je me fond pour t'embrasser tendrement avant de partir en vacances... au  bord de la mer.
à bientôt

commentaire n° : 2 posté par : Minuimivie (site web) le: 05/08/2008 10:19:31

Une petite merveille ce coucher de soleil musical  ! quelle poésie , quelle douceur , quelle communion  par le fait
d' "ouvrir sa conscience  aux éléments " !

bises chrystelyne

commentaire n° : 3 posté par : chrystelyne (site web) le: 26/07/2008 23:23:19

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