La lune et ses chimères
Astrid venait de trouver refuge sur la petite terrasse face à la mer, pour y chercher un peu de calme et de solitude. Confortablement installée sur une chaise longue, elle avait posé négligemment
un gilet sur ses épaules, afin de se protéger de la douce brise qui se levait. La lumière du jour faiblissait au fur et à mesure que le vague à l‘âme
l‘envahissait. Cette tristesse était un sentiment, qui lui semblait familier, presque rassurant. Elle l’acceptait et même l’accueillait sans appréhension, comme une partie d‘elle-même, qu’il lui
fallait assumer sans réserve. Dans ces moments, elle ressentait toujours le besoin de sortir pour partager son chagrin et ses soucis avec la nature environnante. Elle ne se sentait pleinement
elle-même que visage au vent, humant les effluves maritimes ou forestières, laissant l’empreinte de ses pieds nus dans le sable ou dans la terre, parcourant des yeux d’immenses étendues dorées ou
boisées. Lorsqu‘elle ouvrait sa conscience aux éléments, elle trouvait la sérénité et l‘énergie qui lui étaient nécessaires.
Une petite merveille ce coucher de soleil musical ! quelle poésie , quelle douceur , quelle communion par le fait
d' "ouvrir sa conscience aux éléments " !
bises chrystelyne

Merci Malou de ta visite. Astrid accepte en effet ce vague à l'âme comme partie intégrante d sa personnalité.